Origine
Son nom vient du latin “fragrum” signifiant parfum. Fruit du fraisier, d’un rouge plus ou moins vif et de forme ronde ou conique, la fraise était déjà connue des Romains qui en appréciaient les vertus thérapeutiques. Au XVIIIe siècle, le fraisier écarlate de Virginie fut introduit en France puis un explorateur au nom prédestiné, Amédée François Frézier, rapporta de nouveaux plants du Chili. C’est le croisement entre la Blanche du Chili et la fraise de Virginie qui est l’ancêtre de nos fraisiers non remontant.
La France doit donc l’introduction de la fraise à ce Savoyard que rien ne prédestinait à devenir coureur des mers. Officier du Génie maritime, il devait effectuer une mission d’espionnage dans les ports espagnols de la côte occidentale d’Amérique du Sud. Il parcourt donc le littoral chilien et est attiré par la fraise autochtone qu’il ramène au prix de soins méticuleux pendant la traversée. Ce fruit, comparé aux fraises des bois connues depuis longtemps était bien plus gros, plus charnu et plus juteux. Son implantation à Plougastel fut un succès au point que cette région produisait en 1937 le quart de la production française.
Dans son carnet Relation du voyage de la Mer du sud, Amédée Frézier écrit: “On y cultive des campagnes entières d’une espèce de fraisier différent du nôtre par les feuilles plus arrondies, plus charnues et fort velues. Ses fruits sont ordinairement gros comme une noix, et quelquefois comme un œuf de poule. Ils sont d’un rouge blanchâtre et un peu moins délicats au goût que nos fraises des bois. J’en ai donné quelques pieds à M. de Jussieu pour le Jardin royal, où l’on aura soin de les faire fructifier.”
Source : www.graffiti-online.org